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Nom du blog :
tangosamba
Description du blog :
De l'Argentine au Brésil en passant par l'Uruguay: Buenos Aires, Punta del Este, Rio, Iguazu.
Catégorie :
Blog Voyage
Date de création :
03.01.2008
Dernière mise à jour :
20.01.2008
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La Boca, un quartier de Buenos Aires

Posté le 20.01.2008 par tangosamba
Vendredi 18 janvier

C’est sans doute à la Boca que l’on trouve l’âme de Buenos Aires : quartiers des immigrants pauvres, majoritairement Italiens, qui débarquèrent à la fin du 19ème siècle, il est connu internationalement pour son stade et son équipe de football : la Boca Junior. Mais c’est aussi un style architectural quartier de bohème littéraire et artistique qui vit la naissance du tango.

Dernier regard sur l’Argentine que nous quittons avec la frustration de n’avoir pas vu toutes les merveilles que recèle ce pays qui fait 5 fois la surface de la France et s’étend sur plus de 4000 km.

Chutes d’Iguazu

Posté le 20.01.2008 par tangosamba
Jeudi 17 janvier 08

On peut facilement imaginer la stupeur et l’émerveillement des premiers Européens découvrant les chutes d’Iguazu : les images somptueuses du film « Mission » peuvent en donner une idée, mais le paysage est si grandiose qu’il est quasiment impossible de le reproduire en image.

Puerto Iguazú (Provincia de Misiones Argentina)

Posté le 20.01.2008 par tangosamba
Mercredi 16 janvier

Nous voici à la confluence des rios Paraná et Iguazu, point de jonction des trois cultures, Espagnole, Portugaise et Guarani : les Indiens qui peuplaient cette région avant l’arrivée des conquistadores, exterminés ou assimilés, ont disparu depuis longtemps. Leur langue, le Guarani, a subsistée comme langue nationale du Paraguay. En 1750, un décret du Pape délimita les territoires Portugais et Espagnol : le film « Mission » illustre très bien la brutalité de la colonisation dans cette région aux paysages somptueux.



Dans le port de Buenos Aires

Posté le 18.01.2008 par tangosamba
Mardi 15 janvier

Dans le port de Buenos Aires…

Y’a des marins qui dansent le tango

Me voici dans le port de Buenos Aires auquel je rêvais quand j’étais à Amsterdam

Avec cette chanson qui me trotte dans la tête :

Dans le port d'Amsterdam
Y a des marins qui boivent
Et qui boivent et reboivent
Et qui reboivent encore
Ils boivent à la santé
Des putains d'Amsterdam
De Hambourg et d'ailleurs
Enfin ils boivent aux dames
Qui leur donnent leur joli corps
Qui leur donnent leur vertu
Pour une pièce en or


Ici la misère contraste avec l’oppulence des classes aisées…

Il ne me semble pas que la misère
Soit moins pénible au soleil...

Je remercie le ciel de m’avoir permis de prendre la route qui mène
A mes rêves d'enfant
Sur des îles lointaines
Où rien n'est important
Que de vivre

Merci Jacques, merci Charles de m’avoir fait rêver…

Des Argentins en or

Posté le 14.01.2008 par tangosamba

Dimanche 12 janvier

Ils sont joyeux, pleins de bonne humeur et de joie de vivres les Argentins ! Avec les petits défauts communs aux latins que nous sommes nous aussi : la ponctualité n’est pas leur fort, ils sont parfois un peu trop exubérants et bruyants mais chaleureux et sympathiques ce qui les rend très attachants. Les enfants, très nombreux à bord dévalent les escaliers et sprintent dans les coursives à toutes heures du jour et de la nuit : leurs cris et rires retentissent d’un bout à l’autre du navire. Ce sont les grandes vacances de l’été austral et ils en profitent à fonds !

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne sont pas vraiment polyglottes, les Argentins aussi avons-nous dû nous remettre à l’espagnol… Mais l’espagnol d’Argentine est au castillan ce que le québécois est au français ou l’américain et l’anglais !

La confusion la plus embarrassante entre l’espagnol d’Espagne et celui d’Argentine consiste à utiliser le verbe « coger » pour dire prendre comme en Espagne (coger el autobus) alors qu’il est surtout utilisé en Argentine pour dire « faire l’amour »… Donc attention si vous demandez à une JF où prendre l’autobus… en fait vous pourriez prendre une paire de claques :-)

Ihla Grande: Une française du bout du monde

Posté le 13.01.2008 par tangosamba
samedi 12 janvier 2008

Quels vents et courants du destin ont-ils conduit Véronique à jeter l’ancre à Ilha Grande ? Certes, Il est aisé de comprendre que l’on puisse avoir le coup de foudre pur un tel endroit ! Surplombé par des montagnes majestueuses, enserré dans un écrin de forêt tropicale, baigné par une mer turquoise que bordent des plages au sable doré le petit port d’Abraao est l’image même du paradis tropical dont on rêve en affrontant la froidure et la grisaille de nos hivers.
L’absence de toute circulation automobile, interdite sur toute l’île, nous épargne les pollutions causées par ce fléau des temps modernes.

Arrivée il y a 11 ans au Brésil, Véronique s’est attachée à cette terre : elle connaît les secrets de sa faune et de sa flore et nous en parle avec passion. L’idée de quitter ce lieu enchanteur pour revenir affronter les rigueurs du climat et les difficultés de la vie en France semble l’effrayer et c’est bien compréhensible… Mais elle pense à l’avenir de sa fille née au Brésil il y a 8 ans déjà : l’île a certes de nombreux attraits mais les enfants ne peuvent y étudier au-delà de l’école primaire… Le jour où il faudra faire un choix définitif approche or, une des choses les plus difficiles quand on est parent est de prendre des décisions qui engagent irrémédiablement l’avenir de nos enfants.

Pour nous, l’heure est venue de dire « adeus » à Véronique et de reprendre la mer : cap sur Buenos Aires ou nous accosterons d’ici deux jours.



http://www.ilhagrande.com.ar/singlepage.php?id=24

A Rio de Janeiro, un génocide méconnu m’est dévoilé dans un lieu idyllique.

Posté le 12.01.2008 par tangosamba
Vendredi 11 janvier

Comment éviter les clichés touristiques quand on est à Rio ? Je me pose cette question en montant dans la jeep qui doit nous conduire au sommet du Corcovado où a été érigée la fameuse statue du Christ Rédempteur surplombant la ville. Le message de miséricorde propagé par les prêtres missionnaires venus christianiser les peuples d’Amériques latine et dont cette statue est le symbole a été bafoué par les conquistadores et leurs descendants qui, pour exploiter leurs immenses domaines, n’hésitèrent pas à arracher des millions d’hommes à la terre africaine pour en faire des esclaves. Ca, je le savais… mais il y a pire !

Ayant remarqué, lors de notre passage en Argentine, que la population est presque à 100% blanche, je demandais à, Marty, notre guide Brésilien s’il n’y avait pas eu d’esclaves en Argentine. Le contraste est en effet frappant avec le Brésil ou la population est très métissée.

Bien au contraire, me répondit-il avec beaucoup de véhémence : « il fut un temps où il y avait trois esclaves noirs pour un blanc en Argentine, mais réalisant que l’abolition de l’esclavage était inéluctable, les grand propriétaires Argentins préférèrent exterminer leurs esclaves plutôt que de les émanciper. Ce génocide expliquerait l’homogénéité raciale de l’Argentine. Il avait été précédé par l’extermination des tribus amérindiennes par des chasseurs qui touchaient une prime en échange des deux oreilles d’un indien mort.

Tout à sa rancœur, bien compréhensible, à l’encontre de ses voisins du sud Marty m’apprit que ceux-ci avait pactisé avec les forces de l’Axe lors de la dernière guerre mondiale et, en cas de victoire de l’Allemagne, ils auraient annexé un tiers du Brésil. Ceci explique aussi que l’Argentine ait été un refuge pour bon nombre de dirigeants Nazis en fuite après la défaite du 3ème Reich.

J’appris que le Brésil avait été le seul pays d’Amérique Latine à participer activement à la lutte contre le nazisme en envoyant des soldats se battre en Europe.

Cette brève escale à Rio m’a donné envie de revenir découvrir plus en profondeur un pays aux multiples richesses humaines et naturelles.

A Buzios Bardot « santa subito ! »

Posté le 11.01.2008 par tangosamba
Bardot est à Buzios ce que Bernadette Soubirous est à Lourdes… enfin, j’exagère peut-être un peu… dans les années 60 (au siècle dernier, celui d’où je viens !) BB, qui n’était pas encore sainte mais certainement plus vierge, en faisant une « apparition » dans ce petit village de pêcheurs, a grandement contribué à la renommée internationale de ce qui est devenu le St. Trop de l’Amérique du Sud.

Les « locaux » qui ne sont pas « locos » lui en ont gardé une reconnaissance presque éternelle : elle a une plage à son nom, sa statue sur le front de mer et l’on trouve sa photo en carte postale dans les boutiques de souvenirs de la « Rua das Pedras » …

Ilhabela Brésil

Posté le 10.01.2008 par tangosamba
Mercredi 10 janvier 2008 Ilhabela


Quand j’avais évoqué mon projet de voyage au Brésil on m’avait mis en garde contre la violence de ce pays : les touristes y seraient fréquemment victimes de vols et d’agressions. De plus, aux dires de nos compagnons de voyage Argentins, cette ile était infestée de moustiques… Ce n’est donc pas sans appréhension que je débarquais sur ce quai de Villa Ilhabella , « capitale » de l’ile de Sao Sebastiao… Il ne me fallu que de quelques minutes pour me rendre compte que les ladrones et autres moustiques assoiffés de sang de gringo avaient été chassés de ce petit paradis : l’ambiance était paisible et bon enfant, la végétation luxuriante et des mélopées latinos s’échappaient de la terrasse des cafés.

Envouté par la musique de deux musiciens de rue, ce n’est pas sans regret que je dus me résoudre à abandonner mon ce petit éden Brésilien…



En Navegación: remontando la costa brasileña

Posté le 08.01.2008 par tangosamba
La mer s’étend à l’infini, aucune côte à l’horizon… mon regard suit la trace rectiligne du sillage de notre navire. J’aime ces moments de solitude, au lever du jour où, seul sur le pont, je profite de l’immensité de l’océan…

Nous sommes les seuls francophones sur ce bateau : les autres passagers étant Latino-Américains, l’Espagnol est l’unique langue parlée à bord… bien que l’ayant étudié, je ne l’utilise pratiquement pas dans mon travail, aussi ai-je du mal à trouver mes mots. Malgré cela, j’apprécie beaucoup la joie de vivre de nos compagnons Argentins qui adorent rire, chanter et danser !

Journée de farniente : lecture, écriture et rêverie au programme.
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